Science, Recherche et EMI

docteurDepuis quelques années, on assiste à un regain d’intérêt de la communauté scientifique pour les « états modifiés de conscience ».
Ne pouvant plus ignorer les récits troublants de millions d’expérienceurs à travers le monde; de nombreux programmes de recherche sont lancés sur les Expériences de Mort Imminente.

Cet article est un bon point de départ pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet.

Panorama des recherches

  • Pim Van Lommel, un cardiologue néerlandais, a mené une étude clinique dont les résultats ont été publiés dans « The Lancet » (revue médicale à comité de lecture) en 2001. Son étude remet en cause le concept (non prouvé) que la conscience et la mémoire sont localisées dans le cerveau; et conclut que la conscience peut fonctionner totalement indépendamment du cerveau et, par conséquent, survivre à la mort de celui-ci.
  • Le Dr Jeffrey Long a fondé la NDERF (Near Death Experience Research Foundation) qui avec son site web est la plus grande base de données de témoignages d’EMI, dans plus de 23 langues.
  • L’INREES (Institut National de Recherche sur les Expériences Extraordinaires), fondé par Stéphane Allix, propose des conférences, ateliers et groupes d’écoutes pour les expérienceurs. Le « Manuel clinique des expériences extraordinaires » destiné aux professionnels de santé et au grand public propose une approche clinique de ces phénomènes pour progresser dans leur compréhension.
  • Le Dr Jean-Jacques Charbonier, anesthésiste-réanimateur, est membre d’honneur du CEEMI( Centre d’Etude des Expériences de Mort Imminente) avec lequel il collabore activement pour poursuivre ses recherches. En 2012, il a publié Les 7 bonnes raisons de croire à l’au-delà : Le livre à offrir aux sceptiques et aux détracteurs.
  • Le CNERIC (Centre National d’Etude, de Recherche et d’Information sur la Conscience), fondé par le Dr Jean-Marie Postel et Sonia Barkallah, a initié des travaux d’études en partenariat avec l’IANDS (International Association for Near Death Studies « France » dirigée par le Dr Jean-Pierre JOURDAN), portant sur les EMI survenant en réanimation ou en peranesthésique. De plus, une « Consultation de la Conscience » a été mise en place, une consultation externe gratuite ouverte aux personnes pensant avoir vécu une EMI.
  • Le projet « AWARE » (AWAreness during REsuscitation) avec la participation du Dr Sam Parnia, devrait publier des résultats préliminaires à travers les journaux scientifiques et revues médicales à comité de lecture,  pour l’automne 2013.
  • Vanessa Charland, neuropsychologue, membre du Coma Science Group dirigé par le neurologue Steven Laureys, vient de décrocher une bourse de recherche d’une durée de 4 ans, pour mener une étude comportementale et neurofonctionnelle de ces états de conscience altérée.
  • La « Templeton Foundation » vient d’attribuer 5 millions de $ pour un projet de recherche d’une durée de 3 ans dirigé par John Martin Fischer, professeur de philosophie à l’Université de Californie de Riverside.  De l’été 2012 à l’été 2015, suivez l’avancée du projet sur le site officiel.
  • En collaboration, des chercheurs du Coma Science Group et de l’Unité de Psychologie Cognitive de l’Université de Liège, viennent de publier les résultats de leurs travaux sur les souvenirs d’EMI. Les résultats sont surprenant car non seulement cela n’a rien de similaire avec des souvenirs d’évènements imaginés mais les caractéristiques propres à des souvenirs d’évènements réels sont bien plus nombreuses dans les souvenirs d’EMI.

Provoquer une « décorporation » ?

Tout commence dans les années 40 avec le Dr Penfield, neurochirurgien canadien, célèbre pour sa découverte d’un traitement chirurgical pour l’épilepsie. Il a découvert que la stimulation électrique d’une région du lobe temporal droit provoquait des troubles de la perception, semblables à une décorporation.
C’est en 2002, que le Dr Olaf Blanke, réussit à induire des sensation similaires de flottement avec l’implantation d’électrodes chez une patiente atteinte d’épilepsie. L’application d’un courant électrique (3mA pendant 2 secondes) sur le gyrus angulaire droit provoque l’illusion d’une décorporation ou plus exactement d’un décalage du corps dans l’espace. Ces travaux ont fait l’objet de nombreuses publications scientifiques:

Bien que ce soit une avancée sur la compréhension du fonctionnement du cerveau et la perception du corps, cela ne fait que recréer l’illusion d’une décorporation. Les personnes sont toujours physiquement conscientes et s’expriment normalement, sans autre altération de leurs fonctions vitales. Il s’agit d’une « image virtuelle recréée via les aires visuelles occipitales, une vision autoscopique externe » dixit Dr Jean-Jacques Charbonier.
La décorporation n’est qu’un des éléments d’une EMI, de plus cette illusion ne permet pas d’expliquer que certains expérienceurs puissent faire une description détaillée de leur corps ou de leur environnement parfois non localisé à proximité. Le mystère reste entier dans les cas où l’EMI a lieu avec un EEG (électroencéphalogramme) au tracé plat (i.e. sans échange électrique).

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4 Réponses à “Science, Recherche et EMI”

  1. Ribes

    Bien-sur que la vie existe apres la mort, vous avez jamais fais de voyage astral, surement dans votre sommeil, mais au reveil ,vous avez oubliez , voila. dedoublement du corps , a la mort juste un changement le lien qui relie le corps terrestre et astral , (corde d’argent ) est couper , plus moyen de revenir dans votre corps normal, et la vie est ailleur et plus douce 🙂 amicalement

  2. Bonjour, pour moi la mort n’existe pas, bien sûr je ne suis qu’un être humain, cependant je crois que le corps n’est qu’un véhicule et que celui-ci a un temps à faire afin de nous permettre d’apprendre, évoluer et si possible passer à un niveau supérieur. Notre essence, notre lumière persiste …

  3. Grâce aux recherche scientifiques sur les EMI, l’humanité prend conscience que la mort n’existe pas. Nous sommes de passage sur cette terre pour expérimenter un chemin de vie que nous avons choisi avant cette incarnation. Une fois ce chemin terminé, nous nous décorporons et revenons aux plans supérieurs. Malheureusement nos vies trépidantes et matérielles laissent peu de places à ces considérations pourtant essentielles pour une bonne compréhension de ce qu’est la vie. Amicalement

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